Bonsaï, Art millénaire

Les Bonsaïs, Art millénaire

** Préambule au sujet  »Bonsaïs et CINEMA 4D » à voir plus bas **

Les Bonsaïs : c’est une passion ancienne pour moi, démarrée à l’école primaire avec mes petits exposés sur le Japon, et mes premières années de Judo en 1970.

100% autodidacte sur ce sujet-là, je ne peux prétendre à une quelconque expertise, car ce n’est qu’en 1991 que j’ai commencé concrètement. Cependant, en tant qu’Amateur Averti, j’ai possédé une cinquantaine de spécimens de diverses espèces. Hélas, 99% d’entre eux ont disparus corps et âme à la suite d’un … . .. .. . . !

Style Hokidachi (en Balai)

A mes débuts, j’avais l’habitude et le confort de récolter mes Bonsaïs dans des jardineries et autres pépinières !!!!
Parfois aussi dans des jardins de particuliers, ne désirant plus entretenir certaines plantes, comme ces deux spécimens ci-dessous, des Myrtes qui étaient carrément buissonnantes ! Après une série de tailles sévères et quelques années plus tard, les buissons sont devenus des Bonsaïs 😉

Style Kabudachi + Neagari (Multi-Troncs et Racines apparentes)

Puis au gré de promenades solitaires en montagne, je suis parvenu à extraire quelques arbres rabougris (!) comme des Buis (Buxus) Bouleaux (Bétula Alba) des Genévriers (Juniperus) , des Aubépines…. . Il faut très grande patience et beaucoup de soins pour y parvenir sans détruire l’arbre. Par exemple un vieux Buis, m’aura coûté 4 ans d’efforts !

 

Ci-dessous, mon terrain de jeu préféré, sur la Crête de Liman à Marcoux (dpt O4) :Panoramique de Marcoux, Crête de Liman

Ci-dessous le site d’extraction du Buis (buxus) après 4 années de soins in-situ et mon sac à dos pour le redescendre chez moi :
Explication de ma méthode d’extraction du Buxus Bonsaï :
Lors de promenades, je me concentre sur le plaisir de vivre dans un environnement privilégié, et en même temps mon regard se porte sur mes centres d’intérêt; Dans le cas présent, sur des arbres de petite taille offrant une forme particulière et potentiellement adaptés à une future culture en pot.
Il faut admettre qu’il est impossible d’extraire un arbre âgé de son environnement et de le placer tout de suite dans un pot à Bonsaï, se serait le condamner immédiatement.

Pour ce faire, j’ai procédé comme ceci :
Après avoir débattu avec moi-même sur l’esthétique de ce Buis et après avoir validé la faisabilité (toute relative) du prélèvement, j’ai commencé par scruter la base de l’arbre et les premières racines qui partent depuis le collet (base) Forcément, avec un tel diamètre de tronc, je m’attendais au pire ! De grosses racines de 5 à 6 cm de diamètres s’étaient développées à la base, s’étendaient sur plusieurs mètres et sans aucune radicelle à proximité de la base du tronc. Il était donc inenvisageable de les couper à la distance correspondant au pot à Bonsaï que je prévoyais d’utiliser pour son premier transfert. J’ai donc décapé le sol autour de l’arbre à une distance adéquate, badigeonné les racines et la base du tronc avec des hormones d’enracinement. Puis, avec un fil de cuivre, j’ai faiblement ligaturé sur plusieurs tours les grosses racines, c’est à dire pour tenter d’entraver légèrement mais précisément le flux de sève sans l’interrompre. Il ne s’agissait surtout pas d’étrangler l’alimentation de l’arbre, mais de tenter de l’obliger à produire progressivement de nouvelles racines au-dessus de mes ligatures en cuivre, exactement entre les futures coupes des grosses racines et le tronc.
Cette première phase étant soigneusement préparée, j’ai placé dans la cavité que j’avais creusé, environ 25 litres de terre fertile constituée d’un mélange de sable de rivière, de terreau maison et de terre végétale. Nul doute que ce mélange sera motivant pour l’arbre, habitué à devoir puiser ce dont il avait besoin à des mètres à la ronde. Après avoir recouvert la zone retournée, je l’ai tapissé de pierres plates puis de pierres plus grossières, afin de camoufler le tout des bêtes fauves et des curieux. Un petit coup d’arrosoir (jerrican + eau de Saule) pour que mon mélange de terre colle aux racines et au tronc, et il ne me restait plus qu’à attendre fébrilement…. 4 ANS !!!!
Durant cette longue période, chaque semaine, je me rendais au chevet de l’arbre avec un jerrican d’eau de rivière sur le dos et quelques bouteilles d’eau de Saule :-/
Parfois je coupais quelques branches neuves et bien vivaces, preuve que l’arbre était visiblement heureux et n’avait subit aucun traumatisme fatal 😉

La troisième année, début du Printemps, fut l’année du doute. Après avoir constaté que de nouvelles racines s’étaient bien développées entre le tronc et mes ligatures de cuivre, elles ne me semblaient pas suffisantes ni assez puissantes.
J’ai donc fait une nouvelle taille des jeunes racines, vraiment très légère, juste « épointée » dans l’espoir qu’elles se ramifient encore plus … … et en perspective, une année de plus avec mon jerrican d’eau sur le dos ,’-)

Et voici la quatrième année, celle d’un autre doute, celle de l’incertitude qui durera plusieurs mois, l’année du transfert en pot !
Ci-dessous, le Buis juste après le premier rempotage. Chaque jour qui passe peut apporter la preuve d’une réussite ou d’un crime. Grâce à toutes les obligations que je devais respecter, ce Buis est devenu un pensionnaire définitif, et ainsi a pu prospérer dans son nouvel environnement. Il ne manque plus ni d’eau, ni de terre fertile, ni d’engrais, ni d’Amour. Quelqu’un veille sur lui avec bienveillance. Une nouvelle nature l’environne 😀

Base du tronc de ce Buis (buxus) Un diamètre respectable !

 


 

Mes Bonsaïs CINEMA 4D ne manquent jamais d’eau ! . . .

Le  »nouveau site géographique » dans lequel je vis désormais, ne me permet plus de multiplier ma collection de Bonsaïs. de toutes façons, cette collection a été décimée…. Pour se faire il aurait fallu un jardin et autre chose que des fenêtres donnant sur une route Nationale dégueulasse que même la Municipalité ne voit pas comme une verrue détruisant son propre village et ni ses administrés ! Bref . . . . .

Bref disais-je, voici donc des Bonsaïs conçus avec CINEMA 4D et qui n’ont besoin ni d’espace ni de soleil et peuvent réussir à être beaux malgré un environnement pollué comme c’est pas permis.